Toutes les plages de Maurice sont publiques par la loi mauricienne — même celles qui bordent un grand hôtel restent accessibles à tous, un point souvent méconnu des visiteurs étrangers. Voici les plus reconnues, classées par région.
Côte nord et est
- Trou aux Biches — l'une des plages les plus primées de l'île, lagon très peu profond, idéale pour les familles avec jeunes enfants.
- Mont Choisy — longue étendue de sable bordée de filaos ombragés, moins fréquentée que Trou aux Biches.
- Belle Mare — sur la côte est de l'île, l'une des plus longues plages, lagon étendu, cadre propice aux sports nautiques calmes toute l'année.
Côte ouest
- Flic-en-Flac — plage animée et populaire, bonne base pour la plongée et le snorkeling grâce à des tombants proches du rivage.
- Wolmar, juste au sud de Flic-en-Flac, plus calme et résidentielle.
Côte sud
- La plage du Morne — au pied du Morne Brabant, spot reconnu de kitesurf grâce à un vent plus soutenu, cadre spectaculaire avec la montagne en toile de fond.
- Bel Ombre — plage plus sauvage et préservée, bordant la réserve naturelle du même nom.
| Plage | Pour qui |
|---|---|
| Trou aux Biches / Mont Choisy | Familles, lagon peu profond |
| Belle Mare | Longue plage, sports nautiques calmes |
| Flic-en-Flac | Plongée, snorkeling, vie animée |
| Plage du Morne | Kitesurf, cadre spectaculaire |
Plages d'îlots, accessibles en bateau
Certaines des plages les plus photographiées de Maurice ne sont pas sur l'île principale mais sur des îlots du lagon : l'Île aux Cerfs à l'est et l'Île aux Bénitiers au sud-ouest, toutes deux accessibles uniquement en excursion bateau — voir notre page que faire à Maurice pour le détail de ces sorties. Ces plages d'îlots comptent souvent parmi les plus belles de tout le séjour, précisément parce qu'elles échappent à la construction hôtelière permise sur l'île principale — un contraste saisissant pour qui n'a vu que les plages bordées de resorts jusque-là.
Envie de découvrir l'île à votre rythme ?
Les plages du sud et de l'ouest, moins fréquentées, se rejoignent bien plus facilement en voiture de location qu'en dépendant des navettes hôtelières.
Les algues sargasses : un phénomène réel, pas un tabou
Comme beaucoup de destinations tropicales bordées par l'océan Indien et l'Atlantique, Maurice n'échappe pas totalement aux échouages d'algues sargasses sur certaines plages, à certaines périodes de l'année — un sujet que peu de guides touristiques abordent honnêtement. Le phénomène reste généralement localisé et temporaire, plus fréquent en fin d'été austral, et les grands complexes hôteliers nettoient quotidiennement leur portion de plage dès que le phénomène survient, souvent avant même l'ouverture des transats aux clients. Il n'a rien de comparable en ampleur avec les échouages massifs largement documentés dans les Caraïbes ces dernières années, mais mieux vaut le savoir à l'avance plutôt que de le découvrir sur place, une fois arrivé — si la plage devant votre hôtel est temporairement affectée, les plages voisines sont rarement touchées au même degré, la présence d'algues variant sensiblement d'une crique à l'autre selon les courants locaux et l'orientation exacte de la côte concernée.
Bien choisir sa plage selon ce qui compte pour vous
- Baignade avec de jeunes enfants : Trou aux Biches ou Belle Mare, lagons peu profonds et calmes sur une grande distance depuis le rivage.
- Snorkeling depuis la plage, sans excursion : Flic-en-Flac, grâce à des tombants coralliens accessibles directement à la nage.
- Photos et cadre spectaculaire : la plage du Morne, avec la montagne en arrière-plan, l'une des plus photographiées de l'île.
- Tranquillité, moins de monde : Bel Ombre ou Wolmar, nettement moins fréquentées que les grandes plages du nord.
- Coucher de soleil : n'importe quelle plage de la côte ouest (Flic-en-Flac, Wolmar), la seule côte de l'île orientée face au soleil couchant.
Plages publiques : ce que dit vraiment la loi
À Maurice, la loi mauricienne garantit un accès public à l'ensemble du littoral jusqu'à une bande définie depuis le rivage (le pas géométrique), y compris lorsque celui-ci borde un grand complexe hôtelier privé — un point souvent méconnu qui surprend agréablement de nombreux visiteurs peu habitués à ce niveau d'accès public sur une île très touristique. Concrètement, cela signifie qu'il est tout à fait légal et courant de se baigner et de s'installer sur la plage devant un hôtel 5 étoiles sans y être client, à condition de rester sur le domaine public et de ne pas utiliser les équipements privés de l'établissement (transats, services de plage) réservés à sa clientèle.
Sécurité en mer : ce qu'il faut savoir
La plupart des plages fréquentées sont protégées par la barrière de corail, ce qui crée un lagon calme peu propice aux courants dangereux — la vigilance reste néanmoins de mise près des passes (ouvertures dans la barrière de corail où l'eau profonde communique avec le lagon), où des courants plus forts peuvent se former. Les plages du sud, plus exposées à l'océan ouvert comme celle du Morne, demandent une attention particulière par vent fort, condition qui en fait justement un spot recherché par les kitesurfeurs mais moins adapté à la baignade tranquille en famille ces jours-là.
Le rôle du récif corallien dans le calme du lagon
La quasi-continuité de la barrière de corail tout autour de l'île, l'une des plus étendues de tout l'océan Indien, explique directement pourquoi la plupart des plages mauriciennes offrent un lagon aussi calme comparé à des destinations en mer ouverte. Cette même barrière reste fragile : éviter de marcher directement sur le corail en snorkeling, ne pas nourrir les poissons et utiliser une crème solaire respectueuse des récifs (sans oxybenzone ni octinoxate) contribuent modestement mais réellement à préserver cet écosystème dont dépend directement, en dernier ressort, l'attrait touristique de l'île tout entière.
Sécurité : drapeaux et surveillance
Les grandes plages hôtelières disposent généralement d'un système de drapeaux (vert, jaune, rouge) signalant l'état de la mer, ainsi que d'un maître-nageur présent aux heures d'ouverture des installations balnéaires. Les plages publiques sans hôtel directement adjacent n'ont en revanche pas toujours de surveillance permanente assurée — un point à garder en tête avec de jeunes enfants ou en cas de mer agitée, en particulier sur les plages plus exposées du sud et de l'est de l'île.